Mode : Les professionnels ont identifié les besoins du secteur


27/10/2017 à 10:35:08  |  Pays : Côte d'Ivoire  

" Les cours que nous dispensons dans nos écoles de couture datent de bien longtemps." Mode : Les professionnels ont identifié les besoins du secteur Les acteurs de l’industrie de la mode ont cerné les contours, les atouts, et les difficultés liées à l’exercice de leur métier, lors d’un atelier de réflexion qui a eu lieu le 26 octobre au siège de l’Unesco. L’industrie de la mode (vêtement, accessoires, maroquinerie, cosmétique, coiffure, esthétique) ivoirienne connaît un regain de vitalité avec la seconde position qu’elle occupe désormais après l’agriculture. Toutefois, elle demeure peu industrialisée et dans l’informel. Pour y remédier, le Ministère de la Culture et de la Francophonie (Mcf), a organisé le 26 octobre, en collaboration avec la Division culture de la Commission nationale ivoirienne pour l’Unesco, un atelier.

Ce, afin de permettre aux acteurs dudit secteur de faire les Etats généraux de l’Industrie de la Mode en Côte d’Ivoire. La rencontre de réflexion sur les états généraux de la mode en Côte d’Ivoire s’est faite en deux phases sous forme d’échanges. La première partie a été consacrée aux communications, partages d’expériences entre acteurs et professionnels de la mode ivoirienne. L’accent a été mis sur la formation. Les « aînés » ont invité la jeune génération à être professionnelle. « Nous devons apprendre à respecter les heures de rendez-vous. Et la formation doit être une priorité quel que soit le domaine que nous choisissons dans notre métier », a insisté Miss Zahui. Avant d’ajouter que « les stylistes ivoiriens ne sont pas souvent conviés aux défilés internationaux parce qu’ils ne parlent pas l’anglais ». Pour Michelle Yakice, le véritable problème de l’Industrie de la mode est l’enseignement et le diplôme acquis en fin de parcours. « Les cours que nous dispensons dans nos écoles de couture datent de bien longtemps. Et le diplôme délivré par l’Etat, est le certificat d’aptitude professionnelle (Cap) uniquement ».

Puis elle poursuit « Même si l’apprenant vient à la couture après l’obtention d’un Bts ou d’une licence, il est relégué au même niveau que celui qui a le niveau 5e », a relevé Michelle Yakice. Pour y remédier, les professionnels ont proposé que l’Etat travaille de concert avec des experts pour actualiser et valider les diplômes dans leur métier. Car selon eux, la profession compte plusieurs maillons qui ont besoin d’être représentés dans les ateliers de couture. Selon Paul-Marie Koffi Kossonou, conseiller au Mcf, représentant le ministre Maurice Bandaman, « l’initiative est née pour impulser une véritable dynamique à l’industrie de la mode ». Ses propos ont été soutenus par ceux du Dr Ngolo Aboudou Soro, secrétaire général de la commission nationale de l’Unesco qui a affirmé que cela va « favoriser la créativité et la diversité de l’expression culturelle et va permettre de relever les défis ».

La représentante de la banque africaine de développement (Bad), Egidia Low, a révélé l’intérêt que sa structure accorde à la mode. Pour cela, la banque est prête à accompagner la mise en œuvre du plan d’action de développement de ce secteur. A ce titre, une formation est prévue en Côte d’Ivoire pour fin novembre. Au cours de cette rencontre qui s’est tenue à la salle de conférence de la commission nationale ivoirienne pour l’Unesco, la seconde partie sera dédiée à la mise en commun et à l’harmonisation des points de vue des participants. Mieux, cette plate-forme les a amenés à définir les défis à relever pour les années à venir. C’est ainsi qu’ils envisagent de mettre l’accent sur les prêt-à-porter et faire des collections vendables.

Angeline DJERABE Stagiaire

fratmat.info


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