Rentrée Culturelle 2018 : Le ministre Bandaman Maurice lance la valorisation des richesses vestimentaires


26/01/2018 à 10:52:44  |  Pays : Côte d'Ivoire  

Il s’agira précisément, de valoriser les savoirs et savoir-faire traditionnels, liés au tissage du pagne, chez les communautés baoulé, dan, gouro, koulango, sénoufo, wê et de toutes les autres communautés qui pratiquent l’art du tissage. Rentrée Culturelle 2018 : Le ministre Bandaman Maurice lance la valorisation des richesses vestimentaires Présentations de vœux, décorations, hommages et prestations artistiques ont meublés la cérémonie de lancement de la rentrée culturelle 2018. La rentrée culturelle 2018 s’est ouverte le jeudi 25 janvier au sein de l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (Insaac).

Tradition et modernité s’harmonisent dans le style vestimentaire des invités. Sur la scène, les différents orchestres et groupes artistiques de l’Insaac rivalisent d’ardeurs et de talents. Dans la cour de l’institut, cadre de la cérémonie, Ils étaient tous là, les illustres acteurs et partenaires du monde de la culture et des arts. Avec à leur tête, Maurice Bandaman, Ministre de la Culture et de la Francophonie.

Superbement vêtu, d’un ensemble en pagne tissé de Korhogo, il a fait une entrée triomphale dans des apparats de chef traditionnel, éclaboussant d’or du pays akan. Par solidarité gouvernementale, le ministre de la culture était accompagné par les ministres Kandia Camara, Kaba Nialé, Goudou Raymonde, Anne Ouloto, Bakayoko Ly Ramata, Matiétou Koné, Abinan Pascal et Issa Coulibaly.

Tous, habillés dans des tenues en pagne tissé, exprimant la diversité régionale et culturelle de la Côte d’Ivoire. Le décor était beau et riches en émotions. La rentrée culturelle 2018 pouvait donc être ouverte. Et, c’est l’exécution de l’hymne nationale, par l’orchestre philarmonique de l’Insaac et la chorale du Lycée d’enseignement artistique (LEA), suivi d’une minute de silence, en mémoire des disparus du monde de la culture qui a ouvert la cérémonie par la présentation des vœux des acteurs, partenaires et agents de la culture.

Gisèle Chatlain, Proviseur du LEA, parlant au nom du personnel du Ministère de la Culture et de la Francophonie et Etty Macaire, représentant les partenaires et acteurs des arts et de la culture, ont présenté des vœux de santé et de succès au ministre Bandaman, non sans avoir égrené ses nombreux acquis au plan national (l’ouverture de 32 directions régionales de la culture, la réouverture des Centres de lecture et d’action culturelle (Clac), le démarrage des travaux de réalisation du Lycée professionnelle d’enseignement artistique de Yamoussoukro, création de l’école doctorale de l’Insaac etc.) et au plan international (l’inscription au patrimoine Unesco de Grand-Bassam, du Balafon et du Zahouli, participation de la Côte d’Ivoire au Fespaco 2017, au festival du film francophone d’Angoulême en France, festival des amis du Mexique, la remise sur pied du Marché des arts et du spectacle d’Abidjan (Masa) etc.).

Le beau rayonnement culturel de la Côte d’Ivoire La rentrée culturelle a été une occasion pour le ministre Bandaman de faire le bilan de l’année écoulée et de présenter à ses collaborateurs sa vision pour l’année nouvelle. « 2017 a consacré nos activités culturelles, au regard de la vision du Chef de l’Etat et des missions qui sont les nôtres : accroître la visibilité de notre patrimoine culturel, pour consolider le positionnement de notre pays et d’en faire un véritable ‘’hub culturel », a-t-il confié. A l’endroit des artistes, le ministre a adressé ses vœux de succès, apporté son soutien et s’est réjoui de constater qu’ils se sont de plus en plus pris en charge. « Je veux que nos artistes fassent plutôt envie que pitié.

Non pas pour un moment de leur carrière mais pour toute leur vie », a-t-il exprimé avant de donner le thème de l’année culturelle 2018 qui est déclaré année du patrimoine culturel national avec pour slogan : « valorisons nos richesses vestimentaires ». 2018, honneur aux pagnes tissés Il s’agira précisément, de valoriser les savoirs et savoir-faire traditionnels, liés au tissage du pagne, chez les communautés baoulé, dan, gouro, koulango, sénoufo, wê et de toutes les autres communautés qui pratiquent l’art du tissage.

« Cette option fondamentale pour la mise en lumière du pagne traditionnel ivoirien, me donne l’occasion de célébrer nos stylistes, créateurs et modéliste et de les engager par la même occasion, à inscrire dans leurs coupes et leurs Disign, notre tissage qui réfère à notre patrimoine culturel. Il faut et j’insiste, arriver absolument à l’édification d’un code vestimentaire par lequel on reconnait et identifie notre pays et ses habitants », a-t-il orienté, insistant sur le fait que la mise en lumière et une bonne structuration du tissage traditionnel pourrait accroitre l’employabilité dans nos communautés rurales et urbaines. Elle se présente comme une solution pragmatique à la question de la lutte contre la pauvreté, notamment chez les jeunes. Car, bien au-delà de son aspect esthétique, soutient-il, le secteur de la culture est un véritable vecteur de lutte contre la pauvreté. Le recensement général de la population de 2014 donne aux métiers de la culture et des arts une population 655.560 travailleurs permanents soit 8% des 8,70760 millions individus en situation d’emploi en Côte d’Ivoire. « Le secteur des textiles de la couture de la mode représentent donc une mine d’or à prendre au sérieux », dira-t-il.

Hommage aux femmes ministres Les ministres Kandia Camara, Kaba Nialé, Goudou Raymonde, Anne Ouloto, Bakayoko Ly Ramata, Matiétou ont été honorées par leur illustre hôte qui n’a pas tari d’éloges sur leurs qualités intellectuelles mais aussi leur amour pour la culture ivoirienne. « La famille des arts et de la culture vous rend hommage car vous êtes les ambassadrices de la culture ivoirienne que vous illustrez si bien par votre beauté et votre savoir-faire, à travers le port constant d’élégantes tenues en tissus locaux. En plus d’être des ministres brillantes et compétentes, vous brillez et excellez dans vos belles tenues faites en pagnes baoulé sénoufo wê, dan et gouro. C’est pour cela, qu’en cette cérémonie, nous avons décidé de vous décorer dans l’Ordre du mérite culturel aux grades d’officiers et commandeurs ».

Ainsi, les ministres Kandia Camara, Goudou Raymonde, Anne Ouloto ont été faites Commandeurs dans l’Ordre du mérite culturel. Quand les ministres Kaba Nialé, Bakayoko Ly Ramata et Koné Mariétou, elles, ont été décorées Officiers dans l’Ordre du mérite culturel. Le bel hommage à James Houra Un autre temps fort de la rentrée culturelle 2018 a été l’hommage consacré à l’artiste peintre James Houra. Né le 27 mars 1952 à Adiaké, James kadjo Houra est un peintre renommé qui développe, depuis plus de 25 ans, une écriture bien singulière. Dans celle-ci, il fragmente son espace pictural avec de petites figures géométriques, dans la logique structurelle du kaléidoscope. D’aucun nomment son écriture le «style en damier». Lui-même la qualifie volontiers de «figuratif informel». Son langage, accessible, est apprécié des amateurs. Docteur en histoire de l’art, ex-directeur de l’école des beaux-arts d’Abidjan, James Houra a été président de l’association des artistes plasticiens de Côte d’Ivoire. Il a participé à diverses expositions nationales et internationales. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques et privées. En 2004, son grand tableau, «L’Offrande», a remplacé une œuvre de Bernard Buffet au salon d’honneur du palais présidentiel, en Côte d’Ivoire.

SERGES N’GUESSANT (fratmat.info)


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